jeudi 7 mai 2015

Un nouveau départ pour le Master en Conservation préventive à Paris 1

 

Bonne nouvelle dans ce dossier dont l’allure en a inquiété plus d’un. Les rumeurs les plus pessimistes ont circulé : non seulement le Master en Conservation préventive, mais également l’excellente formation en Conservation-restauration des biens culturels auraient été menacées à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne. Une pétition avait même recueilli 3508 signatures. Selon ces rumeurs et les auteurs de la pétition, il y avait de grandes craintes de voir définitivement disparaître ce Master internationalement réputé avec le départ à la retraite de Denis Guillemard, maître de conférences à Paris 1, son responsable, pionnier dans ce domaine avec Marie Berducou et Claude Larocque.


Cauchemar ou réalité ? Nul ne saura. Néanmoins la mobilisation a permis de mesurer, pour qui en doutait, l’importance de ces deux formations et la nécessité de les maintenir.

Plusieurs certitudes ressortent des échanges que j’ai eus avec le Pr Alain Duplouy, directeur de l’UFR 03 de Paris 1 dont dépend actuellement le Master en Conservation préventive et avec le Pr Thierry Lalot responsable du Master CRBC à Paris 1.

La conservation préventive va quitter l’Histoire de l’Art en 2016 pour être rattachée à la Conservation-restauration, où elle deviendrait un parcours spécifique. C’est une solution somme toute assez cohérente et plus porteuse de sens qu’un rattachement avec le master « tourisme » qui avait un temps été évoqué.

Entre-temps le Master continue dans sa formule actuelle : « Quand bien même je souhaiterais suspendre cette filière [n.d.l.r. : ce qui n’est pas le cas] d’ici la fin de notre contrat quinquennal et avant la mise en place du suivant en 2016, je ne le pourrais pas : Paris 1 a un contrat d’établissement avec le Ministère et est tenu de le suivre » (Pr A. Duplouy). Une solution temporaire va être mise en place pour faire face au départ à la retraite du responsable.

Quant au Master CRCBC lui-même, il est maintenu à Paris 1, mais connaîtra des aménagements liés aux demandes formulées par le Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.
Peut-être n'est-ce pas l'idéal, mais ces formations, internationalement reconnues pour leur qualité, sont maintenues et c'est finalement ce qui était attendu par tous.





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